news du parrain du Grand Raid Karim Mosta
Envoyée le 12-04-2009
http://www.aufaitmaroc.com/pdf/aufait_20090402.pdf
L'Equipe
Avec son dossard n°13, Karim Mosta en est à sa 21e participation. Basé à Tonnerre, dans l’Yonne, l’insatiable coureur de cinquante-quatre ans (136 raids pour 180 000km parcourus à travers 130 pays), a vu l’épreuve grandir et passer de 60 aventuriers à 850 coureurs. " Il y a autant de motivations que de coureurs, explique Mosta. On y vient pour l’amour du désert, pour un défi personnel, pour respecter un pari ou bien pour juste trouver autre chose. Quand tu participes au Marathon des Sables, tu pars avec tes problèmes et, au fil des kilomètres, tu trouves les solutions. Beaucoup ont changé leur vie à leur retour. Certains se sont mariés, parfois même après s’être rencontrés sur la course, d’autres ont aussi divorcé ou changé de métier se rendant compte que la vie qu’il souhaitait n’était pas celle qu’ils vivaient. "
Certains comme les frères marocains Lahcen et Mohamad Ahansal, (qui sera présent aussi sur le grand raid nc) vainqueurs à eux deux des onze dernières éditions (dont dix fois pour le premier), viennent y chercher la performance. Car parcourir les 250km à près de 13km/h de moyenne relève bien de la performance. D’autres auront des ambitions bien plus modestes. Finir, partager. " Pour réussir, il faut être attentif aux autres, être à l’écoute, éclaire Mosta. Le bivouac est un moment privilégié pour ça. Pendant une semaine tu partages des moments très intenses avec des gens que tu ne connaissais même pas avant. Et à la fin, quand tu te sépares, tu pleures parce que tu as l’impression de les connaître depuis mille ans. Ici, les seuls spectateurs sont les acteurs. On a rien, mais on le partage. "
Depuis quelques années, l’extrême est devenu tendance. Un peu partout dans le monde, des courses se sont créées, revendiquant toujours plus de difficultés, plus de kilomètres, plus de dénivelés. La course au " toujours plus " bat son plein. " Le Marathon des Sables reste malgré tout la référence, avance Mosta, le traileur aux couleurs des conseils général de l’Yonne et régional de Bourgogne. Parce que c’est aussi la mieux organisée. Et puis la course la plus dure, c’est celle où tu as un problème Une petite ampoule de rien peut te rendre la vie infernale alors que tu es bien physiquement. Mais quand tu n’as pas de problème, tu peux traverser la planète. "
Derrière la " simple " activité physique, se cache aussi une autre dimension du sport, parfois négligée au très haut niveau mais clé de voûte du MDS. " Ces courses permettent de rencontrer des personnes qui partagent la même passion que toi et qui viennent de nombreux pays, explique Mosta, surnommé le Professeur au Brésil ou encore le Dinosaure au Maroc. Tu découvres d’autres cultures. Et puis c’est aussi une philosophie de vie et une façon de vivre ses rêves. Pour moi, courir est devenu aussi vital que manger. Je ne cherche pas spécialement la performance. J’ai couru Pékin-Téhéran en traversant la Chine, le Kurghistan, l’Ouzbékistan, puis l’Iran. Près de 870km au total en 27 étapes. Tous ces chiffres sont anecdotiques car ce que l’on voit est plus important que ce que l’on fait. Et tous mes périples m’ont permis de voir grâce à mes pieds. " Ils sont donc 850 aujourd’hui prêts à en prendre plein les yeux… et plein les pieds. ...
Interview de Karim qui vient de participer au Marathon des sables, qui nous rejoindra pour le Grand Raid, en tant que parain et coureur.
